Aliénés?

Notre société propose depuis les années 1962 une évolution fulgurante d’innovations techniques en Communication et Information. Elle a proposé au début des années 90 un système abouti mais pas finalisé qui, évolue à grande vitesse au service de notre relation aux autres, dans un cadre individuel ou collectif : le WEB « www » sur Internet.

Ce système s’est peu à peu enrichi de propositions d’espaces divers pour occuper nos temps libres.

Les jeux engagent notre attention et ainsi effacent le temps du « rien à faire ».

Les informations en images et en textes ouvrent les portes à notre curiosité intellectuelle sur tout type d’événement, et plus encore… tout cela, nous sommes en capacité de l’obtenir où que nous nous trouvions. Un simple clic et nous sommes reliés, connectés.

Nous sommes enfin libres de nos idées. Nos informations circulent en flot continu. Nous partageons, discutons, participons sans frontières. Le système s’étend. A ce jour en 2018, tout ou presque est quelque part sur la toile et on continue d’innover.

Il y a tant à dire sur le sujet mais ce que l’on peut retenir c’est que

Certains d’entre nous, en fonction de notre âge ou d’un choix de vie, avons la notion la plus simpliste du mobile. Nous l’utilisons comme un téléphone portatif qui nous permet d’appeler ou d’être appelés où que l’on soit.

Pour d’autres par contre, de plus en plus nombreux, cet outil est en quelque sorte le prolongement d’eux même. Il contient une quantité importante de données concernant le quotidien de leur vie jour après jour. Ils peuvent ainsi grâce aux fonctions du mobile, qui se fait ordinateur, appareil photo, caméra, générer un résumé narrateur de leur vie. Les vidéos rappelant des situations vues ou vécues, de petites phrases envoyées ou reçues faites de mots (phonétiquement écrits) qui enchantent ou attristent, les photos de l’entourage ou de leur rencontres qu’un selfie rend inoubliables, la musique qui se compile en liste et transmet l’émotion d’un moment, les espaces ludiques ou virtuellement où l’on se défoule sans risque en se confrontant à d’autres. Cela se partage avec la famille ou des « amis » connus ou inconnus sur des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat… ou au travers de jeux, de forums, de blogs…

Cette exposition de soi n’est pas sans risque. Les arnaques, le harcèlement en ligne se développe sur les messageries instantanées et les Réseaux sociaux et nos jeunes très utilisateurs peuvent être piégés malgré eux et être mis à mal par une partie de leur entourage quand une de leurs données (quelque soit la forme : photo, texto, vidéo) est à tous dévoilée…

 

Cette accessibilité à toute chose et aux autres, cette expression libérée est-elle bénéfique ?

Diverses études ont été mises en avant dans les médias pour dénoncer les effets toxiques de l’utilisation de cet outil sur la population des enfants et des adolescents en particuliers.

Pourtant il est établi que l’utilisation diversifiée que font les jeunes de cet outil numérique participe à leur développement personnel, à leur socialisation, et que certaines aptitudes comme la prise de décision et la capacité de déduction est inhérente aussi à la pratique des jeux vidéo.

Effectivement il faut éviter comme pour toute chose une consommation excessive de ces jeux vidéo qui pourraient avoir des effets délétères sur le comportement social, la santé physique et psychique de l’utilisateur.

De fait, les adolescents ont une appétence à la nouveauté, ils se découvrent se construisent au travers de leurs expériences il se préparent au monde de demain. C’est une étape complexe pour eux. Le Net est une proposition sociale et devient un vaste champ d’expérimentation. Le numérique est un outil de notre siècle, il est partout, omniprésent. Ceux qui n’y ont pas accès et qui ne sont pas formés (les off-line) se sentent démunis et peu intégrés au fonctionnement ordinaire de nos Administrations qui sont à l’ère du numérique.

Il faut donc que les adultes de l’entourage de l’enfant ou de l’adolescent, les parents, les pédagogues transmettent les bons codes de conduites ; Qu’ils posent un cadre d’utilisation en délimitant dès le plus jeune âge, un accès adapté, qu’ils n’hésitent pas à utiliser des options parentales pour limiter l’accès à Internet afin que les jeunes ne puissent pas accéder à des contenus qui invitent à des pratiques mortifères ou dangereuses.

Tatie Denise

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