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  • Désaxés à l’emploi! Le Sept n°174 26 mars, 2019

    Édito

    L’axe de l’emploi est orienté avec de nombreuses contraintes et un conditionnement de l’ensemble de notre société contemporaine.
    Nous entretenons pour beaucoup et particulièrement en France que la valeur de l’individu et sa reconnaissance sociale se mesureraient à son emploi dans un monde où pourtant l’accès à l’emploi semble être de plus en plus complexe.
    En général, la recherche d’emploi est une rude épreuve et un parcours du combattant. Certains jeunes pour résoudre cette difficulté se lancent vers une ubérisation où ils sont souvent exploités sans avoir le bénéfice des garanties sociales en cas d’accident du travail, de maladie, de fermeture de leur plateforme, etc.

    Aussi de plus en plus tentent de créer leur propre entreprise et se confrontent là encore au poids des charges et aux démarches administratives qui les contraignent souvent à céder avant d’avoir pu concrétiser leurs projets dans la durée.
    Paradoxalement, dans un contexte de société française où résistent de nombreux conservatismes à plusieurs visages et dans laquelle les mentalités ont du mal à évoluer, le travail des femmes commence à s’ancrer peu à peu dans les mœurs jusqu’à considérer comme étrange de se présenter comme femme au foyer et combien plus comme homme au foyer ; car le sexisme perdure.
    De même, les personnes qui ont traversé les frontières pour trouver refuge, asile, famille, et toujours dans l’espoir de « gagner leur vie » bataillent souvent pour obtenir une reconnaissance, un accès aux droits et d’abord celui d’exister.
    Dans ce monde où l’on cultive la valeur de l’effort, qu’en est-il des personnes pour qui l’effort est déjà de vivre jour après jour, accablées de souffrances et d’obstacles quotidiens ou pour ceux et celles qui choisissent un autre modèle de vie que celui de la rentabilité, de la productivité et du résultat financier ?
    C’est bien souvent le mépris et la marginalisation qui les accompagnent, montrés du doigt et touchés dans leur dignité humaine.
    Car dans nombre de représentations collectives qui naissent aussi à l’école et peuvent se cristalliser dans le système scolaire actuel et après… non seulement, il n’est pas bien vu d’être au chômage, mais certains métiers seraient plus prestigieux que d’autres, avec un prestige souvent considéré à la valeur pécuniaire qu’on leur attribue au lieu de considérer l’épanouissement pour chacun et chacune.
    Et si on osait penser autrement un monde où chacun pourrait vivre décemment et dignement indépendamment de la valeur accordée à son emploi, mais simplement par le fait premier qu’il-elle existe en tant qu’humain.

    Rémi

  • Stéréotypes et discrimination Femmes/Hommes 26 mars, 2019

    « Les femmes savent mieux prendre soin des enfants ou d’un parent âgé que les hommes. » « Un homme a naturellement plus d’autorité qu’une femme. » « Les femmes sont moins attirées par le pouvoir que les hommes. » « Les métiers de force sont des métiers d’hommes. » « Les femmes sont souvent absentes pour s’occuper des enfants malades. »

    Qui n’a jamais entendu ou prononcé une de ces réflexions ? Savons-nous qu’elles relèvent de stéréotypes culturels et non pas d’une vérité universelle ? Avons-nous conscience que ces stéréotypes ont des incidences importantes sur les inégalités professionnelles ?
    Ces stéréotypes culturels ancestraux ont probablement eu leur utilité depuis les premières sociétés préhistoriques, mais ne sont-ils pas devenus aujourd’hui des obstacles à l’épanouissement des individus, mais surtout à la libération du plein potentiel des formes d’organisation sociale modernes, des collectifs actuels, constitués par les représentants du genre humain à l’ère contemporaine ?
    En France, ces stéréotypes ont été légalisés dans le Code civil de 1804, qui stipulait que « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari » et consacrait l’incapacité́ juridique de la femme mariée dans son article 1124 : « les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les débiles mentaux ». On revient de loin… Depuis moins de cinq ans, les femmes jouissent en théorie de la reconnaissance légale de leur « égalité réelle » avec les hommes ; les femmes mariées ayant dû attendre jusqu’en 1965 pour avoir le droit de travailler sans l’autorisation de leur mari !
    Mais les stéréotypes culturels continuent, aujourd’hui encore, de peser sur les inégalités entre les femmes et les hommes face à l’emploi et la reconnaissance salariale, que ce soit sur le temps de travail, le cantonnement sur des métiers moins rémunérés, la sous-représentation dans les métiers mieux valorisés, jusqu’à l’écart salarial inexpliqué – car inexplicable ! – entre les femmes et les hommes. Il est donc nécessaire, aujourd’hui de mettre au jour ces stéréotypes, pour que nous en prenions collectivement conscience, afin d’arriver enfin à les déconstruire. Cela permettrait de rétablir graduellement et concrètement, pas seulement dans la loi mais dans la réalité quotidienne, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.
    Déconstruire ces stéréotypes, c’est tout d’abord comprendre qu’ils sont socialement construits et non pas naturels. Le cerveau des femmes est biologiquement identique à celui des hommes (à l’exception de l’hypothalamus, qui contrôle les fonctions de reproduction). A la naissance, seulement 10% des neurones du cerveau sont connectés. Les 90% restant se connecteront progressivement en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue.
    Le stéréotype engendre un cercle vicieux : la norme sociale qu’il prescrit, enjoint hommes et femmes à se conformer aux comportements normalisés selon leur sexe, et ce conformisme social renforce la norme établie. Cela commence dès le jardin d’enfant, avec les jouets designés selon un marketing sexué dont l’objectif est le déclenchement de l’acte d’achat en s’appuyant sur la stimulation des ressorts psychologiques des normes sociales préexistantes. Cela continue dans l’orientation scolaire et l’autocensure des jeunes au seuil de l’entrée dans la vie active, tant pour les femmes que pour les hommes, dans leurs premiers choix de vie à l’âge adulte. Nous ne pouvons plus ignorer, aujourd’hui, à quoi cela conduit, en termes d’inégalité entre les femmes et les hommes, et nous pressentons que cela devient de moins en moins acceptable dans nos sociétés contemporaines.
    Alors concrètement, comment déconstruire ces stéréotypes ? Touchant à l’identité même de tout un chacun, les stéréotypes de genre sont difficiles à combattre. Le sexisme ordinaire passe encore souvent inaperçu, quand il n’est pas source de plus-value d’audimat, tant dans la vie privée que dans les médias publics. Il y a, et il y aura encore pour quelques temps, des coûts de transaction non-négligeables : hommes et femmes y perdront d’abord de leur confort social actuel, avant de bénéficier mutuellement d’améliorations de leurs conditions de travail (diversité des métiers, positionnement hiérarchique, articulation vie privée/vie professionnelle).
    Des démarches proactives sont nécessaires pour rompre les boucles de rétroaction, au sein des entreprises notamment, en relais de l’action publique : fixer des objectifs quantitatifs et qualitatifs visant à réduire les écarts identifiés (par exemple, la sous-représentation relative des femmes au sein d’un métier, ou d’une catégorie socio-professionnelle), allouer des moyens pour la réalisation de cet objectif (favoriser la promotion ou le recrutement des femmes sur tel ou tel métier), et planifier le tout dans un calendrier défini.
    Par exemple, à propos des horaires de travail et de la culture du présentéisme, un homme pourra témoigner : « Le présentéisme le matin ne sert à rien puisque le Manager n’est pas là pour le voir. Donc, ce n’est pas un problème pour les papas de conduire les enfants à l’école le matin. Par contre, c’est un problème pour les mamans d’aller les chercher en fin d’après-midi. » Et une femme de compléter : « Je fais 8h-17h, avec une pause déjeuner, la plus courte possible. Si je faisais 9h30-18h30, ce serait beaucoup mieux perçu. Je suis considérée comme moins disponible. Les collègues masculins boivent le café, et moi je manque les infos non officielles… »
    Il convient d’encourager les hommes à prendre en charge une part plus importante des tâches domestiques, à l’assumer socialement, en les rassurant quant à leur trajectoire professionnelle. Il faut également favoriser la confiance des femmes dans leurs potentiels professionnels, sans les contraindre à incarner les stéréotypes masculins. Il faut rendre visible la discrimination, ridiculiser le sexisme et dégonfler les stéréotypes par un argumentaire à étoffer : le secteur du nettoyage, très féminisé, est un métier très physique, de même que le métier d’aide-soignant ; les congés maternités ne devraient pas être un obstacle au parcours de carrière, ce ne sont en moyenne que 2 fois 4 mois d’absence sur 40 ans de vie professionnelle, soit moins de 2% de la durée de la vie active.
    Et vous, quel stéréotype de genre parviendrez-vous à dépasser ?

     

    Timothée Hornus

  • Chômage sanction 26 mars, 2019

    Être chômeur est un statut difficile à vivre pour beaucoup. Le chômage en lui-même est déjà vécu comme une sanction à laquelle s’ajoutent les sanctions dans les « manquements » des chômeurs vis-à-vis de leurs obligations.

    Être sans emploi, après avoir travaillé ou après un parcours d’études contraignant peut être terrible d’autant plus que dans notre société française et dans notre culture, l’une des premières questions pour se présenter et faire connaissance et entrer en relation de façon polie est : « qu’est-ce que vous faites dans la vie ? ».
    Je dois dire que je préfère nettement la question de politesse coréenne « as-tu mangé », ou encore l’interrogation sur le nom de famille au Mali pour les cousinages à plaisanteries, quitte à donner un nom à l’étranger qui se présente à nous.
    Ah oui, si au moins cette question nous invitait à donner un travail à la personne qui se présente à nous comme chômeur ou sans emploi au lieu de l’accabler dans le mal être qu’il peut ressentir ou la culpabilité à cause de son statut et parfois en croyant nous même ou en lui faisant croire qu’il suffirait de sonner à la porte de l’emploi pour qu’elle s’ouvre.
    On oublie souvent que les chômeurs ne chôment pas et qu’ils sont avant tout chercheurs d’emploi. Car oui, là encore notre mot pour cette réalité du chômage est emprunte à un mot dont l’étymologie signifie « se reposer » et même si l’on regarde la définition du Larousse ; chômer : ne pas travailler à cause d’une fête.
    Peut-être c’est ce qui reste pour beaucoup dans l’imagination collective, le chômage c’est la fête !
    Et qu’en est-il de tous ceux qui se lèvent chaque matin la boule au ventre de peur de ne pas trouver d’emploi et de se retrouver encore dans le rouge à la fin du mois ?… rouge de honte, de colère parfois, mais très rarement du bronzage d’avoir chômé.
    Lorsque l’on ajoute à cela les sanctions qu’ils peuvent subir, la peine peut être d’autant plus grande. En effet, le décret n°2018-1335 du 28 décembre 2018 relatif aux droits et aux obligations des demandeurs d’emploi et au transfert du suivi de la recherche d’emploi, élargit les conditions de radiation de Pôle Emploi avec suppression de l’allocation. Ceci concerne par exemple des absences à des rendez-vous qui ont été pris, soit par Pôle Emploi, la Mission Locale, Cap Emploi, l’AFPA, mais aussi des prestataires privés de l’emploi ou des sous-traitants et pour des offres parfois complètement déconnectées du profil et des compétences du chercheur d’emploi.
    Certaines formations sont prescrites à des demandeurs d’emploi alors qu’elles ne sont pas adaptées à leur demande, parfois, elles sont récurrentes et les Offres Raisonnables d’Emploi (ORE)  ne sont pas si raisonnables que ça car elles peuvent imposer aux demandeurs d’emplois de renoncer à ce à quoi ils aspirent pour répondre à leur qualifications et/ou en terme de salaire pour changer complètement d’orientation voire d’éthique professionnelle et devoir se déplacer loin au détriment d’une vie familiale lorsqu’il n’y a pas d’offre correspondante dans le périmètre de recherche. Une vidéo de Pôle Emploi vante par exemple le cas d’un homme titulaire d’un master en ressources humaines qui est devenu agent immobilier, car son savoir être pouvait refléter de réelles compétences dans ce domaine. Et c’est vrai, qu’est-on capable d’accepter lorsque l’on craint de devoir refuser une offre qui nous est présentée car là encore il est possible d’être radié pour deux refus d’Offre Raisonnable d’Emploi ?

    Pas de chômage pour les sanctions !

    Mais les sanctions peuvent également être dues à un compte Pôle Emploi dématérialisé que les chercheurs d’emploi ne mettront pas à jour régulièrement alors que de nombreuses personnes ont des grandes difficultés avec l’outil informatique et qu’on les contraint d’ajouter cette compétence aux autres pour leur recherche d’emploi. D’autant plus que les logiciels évoluent et les demandes du site Internet varient tant et tant que même les conseillers n’ont pas toujours le temps de constater l’évolution rapide des rubriques et les contraintes auxquelles sont confrontées les demandeurs.
    Dans ce climat général, les contrôles vont également augmenter en 2019 et les conseillers Pôle Emploi reçoivent aussi des pressions afin de signaler les chômeurs qui ne respecteraient pas ces obligations et ces contraintes. Certains conseillers qui pouvaient accompagner avec patience et bons conseils vivent cette pression et en souffrent car ils côtoient cette précarité jour après jour en direct avec les demandeurs d’emploi et ils pouvaient encore, jusqu’à présent, donner leur avis pour refuser la radiation des personnes qu’ils accompagnaient.
    Pour remédier à cela et éviter l’empathie des conseillers, les recours quant aux radiations ne seront plus du tout traités en agence et tout sera désormais fait à l’écrit de manière déshumanisée ; la personne qui prononcera la radiation ne sera pas à la rencontre de la souffrance de la personne en quête de travail et confrontée à sa situation financière ou sa situation de vie.
    Veut-on vraiment accompagner vers l’emploi ou juste faire baisser le taux de chômage par la fluctuation des radiations et au rythme des sanctions ?

    Rémi Droin

  • Le salaire à vie : une alternative proposée par Bernard Friot 26 mars, 2019

    Un salaire à vie, qu’est-ce que c’est que ce délire, cette utopie ? Et certains de crier haut et fort à la schizophrénie de Bernard Friot, économiste et sociologue. Et pourtant ce salaire à vie existe déjà dans notre pays : il s’agit du salaire de la fonction publique. Pour un professeur titulaire par exemple, son salaire dépend de la personne et de sa qualification, et non du poste, c’est pourquoi elle ne peut pas se retrouver au chômage, c’est ce qu’on appelle la sécurité de l’emploi.
    Donc ce n’est pas une vue de l’esprit. Il serait donc possible, d’après Bernard Friot, de l’étendre peu à peu à d’autres secteurs, en commençant par les 18-25 ans, avec un salaire net de départ de 1500 euros.

    « Aujourd’hui, dit Bernard Friot, des tas de jeunes, et parmi les plus éduqués, ne veulent pas du marché du travail. Ils inventent, avec le RSA, le chômage, ils bricolent, pour ne pas dépendre d’un employeur, pour ne pas être demandeurs d’emploi, ils cherchent des formes moins subordonnées de travail ». Pour l’économiste, le salaire à vie fait de nous des acteurs, des créateurs, alors que le revenu minimum, universel, le RSA, font de nous des individus de besoins donc en état de survie, alors que la richesse produite par le travail est énorme. C’est pourquoi il préconise un changement radical de société : en partant de 1500 euros nets, on progresserait en qualification jusqu’à 6000 euros nets. C’est un encouragement au travail et non un pis-aller au problème jamais résolu du plein emploi, énorme mensonge érigé en objectif moral et économique.

    Comme le dit Samuel Churin, comédien et membre de la coordination des intermittents et précaires : « le plein emploi n’existe pas et n’a jamais existé]… [le plein emploi que la France a connu était un plein emploi fictif : une époque où presque la moitié de la population n’était pas employée, à savoir les femmes. », ajoutant que les termes emploi et travail ne se recouvrent pas.
    En effet, si de plus en plus de gens ont du mal à trouver ou garder un emploi, la plupart travaillent du matin au soir. Il suffit de poser la question aux retraités, aux mères et pères de familles, aux étudiants, aux bricoleurs, à tous les bénévoles, sans qui le pays serait voué au chaos, pour en prendre la mesure. Ce qui contredit de manière radicale les propos honteux de certains de nos dirigeants qui voient les précaires comme des fainéants ! Pour prendre un exemple, le travail domestique, s’il était rémunéré, s’élèverait à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du PIB.

    Si le revenu de base est né du constat qu’il n’y a plus d’emplois pour tout le monde et que chacun doit avoir de quoi vivre (et notamment de quoi acheter), il s’ensuit que la compétition au sein du marché de l’emploi, des entreprises, de l’école, est devenue féroce (comme l’indique l’augmentation effarante des burn-out). Ce revenu est donc indissociable de conditions de travail très dégradées : salaires en stagnation ou en baisse, contrats courts, surcharge de travail etc. Autrement dit, parallèlement à ce revenu de base, les employeurs imposent aux salariés leurs conditions, sous l’arme de la précarité et du chômage. Et les dernières mesures visant à sanctionner les chômeurs renforce encore cet état de fait. Proposer le salaire à vie, c’est demander la déconnexion entre salaire et emploi, pour rétablir le lien entre salaire et valeur travail, c’est en quelque sorte rompre avec le capitalisme qui permet aux actionnaires de s’enrichir par « d’invraisemblables rémunérations » sur le dos de ceux qui produisent cette richesse. Mais pas que… Mais pas que, nous dit Samuel Churin : « Je revendique tout autant salutaire et indispensable la valeur repos, partager du temps avec ses amis, ses enfants, aller au spectacle, au cinéma, lire un livre, écouter une chanson, regarder la télé, manger un bon plat, aller en vacances, aller au musée, échanger, aimer… »

    Lorsque Bernard Friot s’écrie : « il faut dire aux jeunes : tu as droit au salaire à vie », cela signifie avant tout : quelque chose est possible auquel nous n’avons pas pensé, parce que l’économie capitaliste et son « bon sens » érigé en croyance nous en empêche. Construite sur une morale de la culpabilité, de la dette et du devoir, extrêmement violente sous des abords policés, elle nous confine dans la peur. Réfléchir à un salaire à vie, c’est changer de paradigme et envisager de nouvelles façons de travailler, de créer, de s’ouvrir à la coopération et au partage, de donner du sens à sa vie au lieu de la subir. Les mouvements sociaux actuels, dans leurs revendications, en montrent l’urgence.

    Bernard Friot : Emanciper le travail ; Editions la Dispute 2014 ;
    Bernard Friot: l’enjeu du salaire ; Editions la dispute 2012
    Samuel Churin : Dans Politis
    https://www.politis.fr/articles/2019/01/un-intermittent-repond-a-la-lettre-demmanuel-macron-39841

    Gisèle


Qu’est devenu l’ancien site T-O-Mirail qui de 2001 à 2016 a été un portail avec, par et pour les habitants du Mirail  ?

Retrouvez-le à l’adresse http://old.tomirail.net.


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