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L’Entraide Protestante face au problème de l’hébergement

Article proposé le jeudi 9 juin 2005, par Omar


Quand une crise du logement sans précédent depuis plus d’une décennie aggrave une grande misère sociale, d’aucuns pourraient baisser les bras, cherchant dans la fatalité les raisons de leur démission. Ce n’est pas le cas de l’Entraide Protestante de Toulouse.

Pour l’Entraide Protestante, la priorité c’est l’hébergement.. Comme l’explique Jacqueline Lescombes, membre du conseil d’administration, cela concerne les gens privés de logement, qu’il faut, au sens propre comme au figuré, « mettre à l’abri ».

L’Allocation Logement Temporaire (ALT) ainsi que les subventions de la DDASS financent des nuits d’hôtel pour des femmes seules ou des couples avec enfants. Depuis peu, cependant, les orientations de la DDASS sont de financer ce type d’hébergement uniquement dans la « perspective immédiate de solution plus digne ». On peut se féliciter de l’intention mais dans les faits, cela revient à appliquer les mesures annoncées de limitation des personnes reçues. Si elle veut accueillir de nouveaux arrivants, l’Entraide devra le faire sur ses fonds propres.

Ces personnes sont orientées par les services sociaux du Conseil général (CMS), le Pôle d’Accueil d’Information et d’Orientation (PAIO) et l’Association pour l’Information et l’Accueil des Femmes (APIAF) ainsi que d’autres services spécialisés dans l’accueil d’urgence. A l’origine, ces dispositifs de dépannage ne devaient être que transitoire mais aujourd’hui, comme l’explique Jacqueline Lescombes, « on constate que les ménages restent de plus en plus longtemps. Plusieurs raisons à cela : les structures d’hébergement sont saturées et le marché de l’immobilier rend l’accès au logement très difficile. »

L’Entraide protestante gère 9 appartements en ALT et 1 appartement collectif ou partagé. Ce type d’hébergement a une durée de 6 mois, est renouvelable une fois et permet à des ménages de retrouver une dynamique d’insertion puisque, aussi bien dans la recherche d’emploi que de logement autonome, ils disposent de conditions de vie décentes. Evidemment, face à la situation actuelle, l’Entraide souhaiterait accroître son parc de logements.

Mais elle se heurte aux réticences des bailleurs vis à vis des associations. Ils refusent souvent de rencontrer les locataires éventuels. Certains déclinent même l’avance des frais d’accès au logement prévue par le Fonds de Solidarité au Logement (FSL [1]). « C’est pourquoi, reprend Jacqueline Lescombes, on recherche aujourd’hui des propriétaires qui acceptent le principe du “bail glissant”. Pendant 6 mois renouvelables, l’Entraide est considérée comme le locataire. Elle installe une famille et garantit l’ensemble des engagements tels que l’état des lieux, le paiement du loyer, les charges… Puis, quand le locataire est en mesure de s’en acquitter seul, lorsqu’il a retrouvé un emploi, le bail “glisse” à son nom ».

Comment ne pas s’indigner lorsqu’on voit, dans le quartier du Mirail, des barres fermées depuis deux ans dans le cadre du GPV (quand des barres mitoyennes dans le même état sont encore habitées), alors qu’on aurait pu les utiliser pour satisfaire les demandes d’urgence qui se multiplient et saturent les associations qui s’en occupent.

Notes

[1Le FSL est piloté par le Conseil Général et géré par la Caisse d’Allocations Familiales de Haute-Garonne. C’est une aide financière apportée sous la forme d’un don et/ou d’un prêt sans intérêt. Il peut couvrir le financement du dépôt de garantie, le premier mois de loyer, une garantie pendant un an en cas d’impayé, une aide à la recherche de logement appelée PRL (Prestation Recherche Logement). Cette mesure de PRL fait suite à la constitution d’un dossier auprès d’un service social. L’Entraide Protestante, dans le cadre de son “atelier logement” qui se déroule une matinée par semaine, aide à la constitution de ce dossier. On peut également solliciter directement le Conseil général qu remplira lui-même le dossier. C’est ce même Conseil Général qui validera ou non une orientation vers une PRL.

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4 Messages

  • Sous des airs de famille dans le besoin, se cache souvent des personnes ne respectant rien ni personne autour d’eux. Ainsi, c’est le cas de mes voisins placés dans un de vos logements. Depuis qu’ils y sont je ne vis plus, je ne dors plus, ma vie est un cauchemar. Elle, laisse pleurer les anfants toute la journée et toute la nuit. Lui, n’est même pas fichu de déscendre les poubelles et les laisse des jours dans la cage d’escalier, sans parler des nuisances sonores : musique et tv. Je ne veux pas faire de généralités, mais pourquoi ces personnes à qui tout est donné (bel appartement, deux jolies voitures etc…) et assistées à 100% par la société et des associations comme les votres, se croient tout permis ?? Cela m’écoeure et fait de moi une personne de moins en moins sociale.

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  • Bonjour,

    Je voudrais souligner qu’il y a une solution qui est appliquée dans d’autres régions de France, peut-être pas agréeable pour ceux qui sont directement concernés mais nécessaire pour les familles en attente d’un logement décent (il faut penser à elles…et à ces enfants qui vivent mal…), il faut faire un recensement des occupations des logements HLM (logement dist socaiux… sur Toulouse, déjà, il y a beaucoup de personnes qui sont seules dans des T4(logement normalement réservés aux familles) parce qu’elles ont vieilli ou parce qu’elle ont subi un problème social (divorce, séparation, départ des enfants qui ont grandis…, biensûr, il est difficile de reloger ces personnes parce qu’elles toujours vecues là mais seulment ce sont des logements sociaux et des familles restent entassées dans des T1 OU T2 alors qu’un échange devrait être appliqué suite à un recensement d’occupation, je peux en amener la preuve officielle dans mon quartier il y a 70 % au moins de logements occupés par des personnes seules et personne ne fait rien bien souvent ce sont des personnes âgées, d’accord, mais il faut laisser la place à ceux qui sont dans la nécessité et bien souvent ces personnes se plaignent de ne pouvoir assumer au quatidien l’entretien de ces logements trop grands pour elles. ALORS IL FAUT REAGIR… CE N EST PAS NORMAL CE FAIT bien que difficile à mettre en place mais le social c est le social et des enfants sont dehors alors que d’autres profitent de tous droits de residence alors qu il n y a pas d utilité

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