poésie: Ma traversée de la méditerranée

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Histoire de Amara Sidibé,  par Nassima Taiar

Ma traversée de la Méditerranée

 

Pour atteindre l’autre hémisphère,

Après la traversée du désert,

Voici celle de la mer.

Sur cette plage de Tripoli,

Depuis trois semaines, on survit.

Le soleil perce,

Les nuages se dispersent,

Le départ est presque.

Le passeur passe ses zodiacs,

Passe sa boussole,

Puis passe son chemin.

La barre est entre mes mains,

Mon destin est entre les siennes.

Sans argent et sans espoir

On est cent soixante-six,

Sur une aire, entre deux plastiques.

Nous sommes deux pneumatiques surchargés,

A tenter la traversée.

Le départ est lancé.

Le jour la mer est agitée, troublée, animée.

Pourtant la nuit, c’est comme si elle dormait.

Soudain, un bruit se fît entendre.

Est-ce un signe ? Un mauvais signe du zodiaque ?

Le bateau cède,

Trois personnes décèdent.

Serai-je le prochain ?

Mais voilà qu’au loin,

Un vrai bateau, apparaît soudain.

SOS Méditerranée,

Est venue nous sauver.

On lance alors l’alerte,

Pour l’autre zodiac en détresse,

Dont le moteur arrêté,

L’entraîne à dériver.

Après une semaine à naviguer,

Avec les sauveteurs de la méditerranée,

On voit la terre d’Italie s’approcher.

Sans argent mais avec de l’espoir cette fois,

On est soixante-trois à atteindre Roma.

 

 

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1 réflexion sur “poésie: Ma traversée de la méditerranée”

  1. Bonjour,
    Ce n’est pas « Le soleil perce » mais « Soudain, le soleil perce »
    Ce n’est pas « Le passeur passe ses zodiacs, » mais « le passeur passe son zodiac » ‘pour bien comprendre que 166 c’est sur 1 zodiac, pas sur plusieurs.
    Ce n’est pas « sur une aire, entre deux plastiques » c’est « sur de l’air, entre deux plastiques ». (le principe du zodiac ^^)
    Ce n’est pas « L’entraîne à dériver. » mais « Les entraîne à dériver » (pour même nombre de pied que le vers précédent)
    En vous remerciant.

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