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PARTAGE FAOURETTE

Article proposé le jeudi 16 novembre 2006, par Emmanuelle Deleplace


Naissance

La Maison des chômeurs a ouvert ses portes en 1993 dans un appartement du quartier de la Faourette. En 2003, tout en restant maison de chômeurs, adhérente au MNCP, Partage Faourette a obtenu l’agrément CAF et est ainsi devenu centre social. En 2005, l’association a ouvert une seconde structure dans le quartier de Bordelongue.

Objectifs

Recréer des liens sociaux

Partage Faourette est un lieu d’accueil fondé sur la libre adhésion, ouvert à tous et en particulier aux personnes fragilisées par des conditions de vie limitant leurs perspectives d’avenir. C’est aussi un lieu de rencontres et d’échanges conviviaux, de solidarité vécue, entre des personnes de générations, de cultures différentes, de statuts et de quartiers divers dans un esprit de liberté et de tolérance. Chacun peut fréquenter ce lieu, à son propre rythme, puis progressivement prendre ses repères et s’impliquer dans des démarches actives.

Echanger, participer, mobiliser

L’association pense la question du chômage et de l’emploi dans une dynamique militante et propose aux adhérents de s’inscrire dans une démarche revendicative sur la question du chômage et des mutations économiques.
Elle permet à des personnes en situation de chômage ou de précarité de reconquérir davantage d’autonomie, de faire valoir leurs droits et d’accéder à la citoyenneté.
A Partage Faourette, l’accompagnement social repose sur une éthique d’engagement réciproque entre les personnes accueillies et les membres de l’équipe, contrairement à certaines pratiques du travail social, fondées sur une perception unilatérale de l’échange. Les « deux parties » sont engagées au-delà de la « prestation proprement dite ». Elle vise un changement concernant à la fois les personnes, les pratiques sociales et les rapports sociaux. C’est la dimension militante de son action.

Aider à la construction de projets personnels et/ou professionnels

Partage Faourette favorise l’émergence de projets individuels et collectifs que ce soit dans le domaine de la citoyenneté, de la culture, du sport … ou celui de l’activité économique.

Activités

Accueil, médiation, accès aux droits communs

Chacun est libre de venir à l’association pour boire un café, rencontrer du monde.
Informations sur les droits, aide à l’élaboration de dossiers administratifs constituent une part importante du travail de Partage Faourette qui cherche dès que possible à orienter les personnes vers les dispositifs de droit commun.
L’association organise également des informations collectives dans le cadre des repas-débats organisés autour d’un invité.

Ateliers

Atelier cuisine tous les jeudis à la Faourette, le premier mardi du mois à Bordelongue afin de nourrir les participants aux repas-débats.
Atelier pâtisserie, chaque mardi.
Atelier informatique, bureautique, internet, multimédia, Cyberbase, tous les jours.
Atelier d’écriture le jeudi.
Volley et football, activités animées par des bénévoles
Groupe « femmes », un groupe de réflexion et d’action rien que pour elles à Bordelongue.
« La petite fabrique », atelier de pratiques artistiques pour les 6-12 ans le mercredi après-midi
Atelier couture-confection, animés par des habitants du quartier de Bordelongue.
Sorties culturelles.
Atelier groupe parole soutien à la parentalité.

Jardins familiaux

Depuis 1999, Partage Faourette gère des jardins familiaux comprenant 48 parcelles mises à la disposition des familles, quatre aux associations et dix réservées à des publics en grande difficulté.
Les jardins familiaux sont un espace collectif où l’on ne plante pas que des fleurs, des fruits et des légumes. On y cultive également la solidarité et la démocratie participative.

Actions famille

En partenariat avec les autres structures sociales des quartiers, soutien à la parentalité, aide aux devoirs, organisation de sorties à la journée, de week-ends largement ouverts et de séjours réservés à des familles en grande situation d’exclusion.

« Le psy qui traîne »

Le psychologue participe à l’accueil du public dans l’espace commun. Cette désacralisation de sa fonction permet aux personnes d’accéder plus facilement à des consultations individuelles, aux interventions collectives, aux groupes de parole.

Chantier d’insertion

L’année 2005/2006, a vue la création de deux fresques céramiques sur le thème de la déclaration universelle des droits de l’homme et du rapprochement des cultures qui ont été mises en place sur des immeubles du quartier de la Faourette. Le chantier final pour la troisième fresque démarrera mi octobre 2006 avec six salariés en contrat aidé, encadrés par deux artistes céramistes.

Projets 2007

Un livre sur la place de la militance dans le parcours du chômeur

L’association travaille avec un sociologue et une journaliste à la rédaction d’un livre qui tentera à travers des parcours de vie complets de cerner la place de l’association de chômeurs et/ou de la militance dans les mouvements de chômeurs. Ce livre ne sera pas centré sur les associations, mais il en parlera à travers les parcours individuels afin de bien cerner la place, et la juste place, de ces collectifs dans la vie de chacun. Il devrait permettre de mieux comprendre les réussites et les échecs des mouvements de chômeurs. Le travail est initié en atelier d’écriture, ainsi que sur la base d’entretiens individuels.

Un salon de thé
Un salon de thé associatif, avec vente de pâtisseries « maison », géré par les participantes du « groupe femmes » devrait ouvrir début 2007 à Bordelongue.

L’équipe

12 salariés aux statuts et formations très divers (éducateur, assistante sociale, psychologue, animateurs, en majorité en CDI mais certains sont en contrats plus précaires : CEC ou CIE).
Une dizaine de bénévoles : avocate pour les conseils juridiques, animateurs…
Un Conseil d’Administration de 16 personnes, aussi bien chômeurs que salariés.

Fréquentation

2400 personnes différentes ont fréquenté la structure en 2005 soit 80 personnes par jour. Le “noyau dur” est composé d’environ 130 personnes qui fréquentent très régulièrement les deux structures.

Coup de projecteur

Participation et diagnostic territorial

L’action de Partage Faourette s’inscrit dans le dispositif Politique de la Ville et le Plan départemental d’insertion (P.D.I.) en amont et complémentarité des dispositifs de droit commun, des services sociaux.
L’association remplit des fonctions de médiation, de mobilisation, d’évaluation et d’accompagnement vers les dispositifs de droit commun. Elle contribue également à la mise en réseau des partenaires œuvrant dans le domaine de la lutte contre les exclusions.
Enfin depuis 2005, l’association a engagé un diagnostic territorial partagé avec les habitants des quartiers Tabar, Bordelongue, Papus. Diagnostic auquel elle a associé l’ensemble des partenaires associatifs et institutionnels (CAF, Conseil Général, DSU, OPAC, PATRIMOINE, Chambres des métiers et du commerce, …).
Dans le prolongement de ce diagnostic Partage a engagé une réflexion avec des habitants et des acteurs associatifs et institutionnels pour mettre en place avec eux des dispositifs de coopération sociale afin d’améliorer la vie de ces quartiers sur les plans économique, social, culturel et environnemental.

Partage Faourette, 21, rue Paul Lambert, 31100 Toulouse,
tél. 05 34 60 13 16,
mél. partage-faourette wanadoo.fr

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