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La crise : son origine, ses conséquences selon ATTAC au repas-débat de TO7

Article proposé le lundi 8 décembre 2008, par Dominique Dath


Le 20 novembre 2008, deux membres du conseil scientifique d’ATTAC à Toulouse sont venus à TO7 pour expliquer la crise financière : la crise n’est pas un accident, elle devait se produire. On a recherché des « boucs émissaires » : les parachutes dorés, les traders fous. En fait, c’est le système qui est en cause. Le capitalisme fonctionne par cycles. La crise actuelle marque la fin d’un cycle du capitalisme qui a commencé en 1945. La phase A a duré jusqu’en 1975. L’économie est installée sur la fabrication et la vente de produits qui rapportent entre 2 et 4% aux actionnaires des entreprises. Au cours de la phase B qui démarre en 1975, l’activité est fondée sur la finance, avec une dérégulation du contrôle des mouvements de capitaux. La spéculation sur les prix n’a plus de lien avec l’économie réelle. Actuellement, on arrive à la fin de la deuxième phase du cycle. Les rendements des capitaux ont augmenté, pour passer à 15/20%. Le système s’est installé pour produire du rendement des capitaux.

  • Les banques : Elles sont de deux sortes. Les banques de dépôt prêtent aux entreprises et les banques financières assurent les prêts. Pour tous ces acteurs, des masses financières énormes sont en jeu. Avec internet, en quelques secondes, il existe une liberté de manoeuvre totale sur une masse énorme, ce qui peut engendrer des dégâts considérables sans contrôle. On spécule sur cette énorme masse financière. C’est ce qui s’est produit avec la bulle spéculative sur les nouvelles technologies. Les grands investisseurs y ont mis de l’argent en espérant en tirer des bénéfices. Le fait d’acheter fait monter le prix. D’autres investisseurs achètent alors. Les prix montent jusqu’au moment où la spéculation s’effectue à la baisse. Les liquidités sont alors injectées ailleurs : les matières premières, l’immobilier américain. Dans ce cas, les banques vendaient des prêts à taux variables, qui se sont soldés par la saisie des biens causée par l’impossibilité des emprunteurs à rembourser les créances aux banques. En phase de spéculation descendante, les banques ont revendu les titres de créance : les reconnaissances de dette ont été mélangées avec d’autres produits. Mais lorsque la bulle spéculative a éclaté, ces titres étaient sans valeur. La disparition d’actifs pour les banques ne leur permettaient plus de prêter, les banques ne se font alors plus confiance entre elles.
  • Les fonds de pension : Il s’agit d’argent utilisé par les banques pour payer les retraites américaines sur toutes sortes d’entreprises du monde entier.
  • La titrisation de la dette : C’est l’externalisation de la dette. Si les banques avaient elles mêmes payé leurs dettes, la crise aurait peut-être été localisée aux Etats-Unis.

Le processus de contamination a été provoqué par la nécessité pour les banques de rembourser des échéances. La vente d’actifs, par exemple en Afrique, a alors provoqué une spéculation à la baisse.

Le plan de sauvetage porte sur des sommes colossales. Les organismes monétaires injectent des liquidités sur le marché, mais les banques ne prêtent plus ces liquidités aux entreprises et aux ménages, ce qui provoque une crise économique et sociale. Les banques centrales injectent des liquidités pour éviter une faillite des grandes banques, par crainte du risque d’ »effet de dominos ». Il faut débarrasser les grandes banques des produits toxiques. C’est pourquoi on a injecté des capitaux publics , provoquant des nationalisations partielles et des prises de participation par les états.

Le premier scénario possible de sortie de crise a été proposé par le G20 : il porte sur des recherches de solution du côté des rémunérations des dirigeants ou de la réforme du FMI, mais rien n’est proposé concernant les opérations de titrisation. On recrée alors les conditions d’une nouvelle crise, d’une nouvelle « bulle » qui risque d’éclater.

On se rend compte qu’on se trouve dans un système économique « de casino », dans un capitalisme à courte vue. La notion de valeur pour l’actionnaire est apparue à la fin des années 80/ début des années 90, d’abord aux Etats-Unis, puis s’est étendue avec la globalisation financière. Au départ, il s’agit d’un changement du système de retraité américain. Après des années de gestion « de père de famille », avec la garantie du capital au salarié, le système s’est inversé. C’était le salarié qui devait supporter les pertes. Les grands fonds de pensions ont alors exigé des rentabilités financières beaucoup plus importantes, avec d’énormes préjudices pour l’économie réelle.

Y a-t-il des sanctions possibles ?

Les pays en développement ont proposé de répudier leurs dettes. Le problème est que le système à valeur actionnariale, est planétaire. Il est donc difficile d’agir à un niveau national. Les autres solutions possibles s’inscrivent dans des projets à plus long terme tels que le commerce équitable, le développement durable ou l’économie solidaire.

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2 Messages

  • Pour endiguer la paupérisation liée aux traités européens, pour une Europe sociale et humains, signons la pétition :
    http://www.referendum-europe.org/

    Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l’Irlande et l’Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l’Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.

    Nous exigeons la tenue d’un référendum pour que le peuple décide si la France doit approuver ou refuser le nouveau Traité.

    Nous invitons toutes et tous les citoyen(ne)s à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villes ou leurs villages, leurs lieux de travail, au sein de leurs partis, leurs syndicats ou de leurs associations. Organisons ensemble réunions publiques, manifestations, pétitions, occupations, et autres actions pour un vrai débat et bâtir ensemble l’Europe que nous voulons !

    Extrait de la liste des premiers signataires :
    …,George, Susan (Ecrivain et présidente d’honneur d’Attac), Girault, Sylvain (EELV), Gispert, Roselyne (Cadre de santé en retraite, Fase), Giry Thomas (Ecologiste, Front de Gauche), Gondard-Lalanne Cécile (Union syndicale Solidaires), Gonneau, Jean-Luc (Gauche Cactus), Grador, Dominique (Conseil national du Pcf, Conseillère générale de Corrèze), Greuter, Henri (Membre d’Attac et de la Confédération paysanne), Griveau, Jean-Louis ( Bretagne, Les Alternatifs), Jacquet, Daniel (Artiste peintre), Guypierre (Sculpteur), Harribey Jean-Marie (Economiste atterré),…

    Voir en ligne : Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau Traité européen

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  • Les explications d’ATTAC ne sont pas fausses, mais pas tout à fait exactes.Je les trouve même un peu compliquées pour le commun des mortels.
    notre système monétaire est une grossière arnaque, organisé par les banques et nos honnêtes politiciens…

    En fait, depuis 1973, l’état s’est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l’emprunt auprés de sa banque centrale, pour n’emprunter qu’aux banque privées… ?
    l’emprunt Giscard fut l’un des plus célèbres : 6 milliards de francs en 1973 dont le remboursement coûta la bagatelle de 80 milliards de francs en 1988 !
    Et depuis l’arnaque continue… nous sommes aujourd’hui a pres de milles cent milliards d’euros de dette et le compteurs des intêrêts tourne toujours, a raison de 1000 € à la seconde !!!
    Mais ce n’est pas tout…
    Savez-vous que les banques prêtent de l’argent quelle n’ont jamais eu !!oui !oui !

    "Ainsi, Le Medium de circulation est maintenant à la merci des transactions de prêts bancaire
    qui ne sont pas des prêts d’argent, mais des promesses de prêts pour de l’argent que les
    banques n’ont pas « LEON TOLSTOÏ » le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de RIEN…
    Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant, jamais inventé"

    ET les médias se taisent dans un silence assourdissant !!!!

    Je vous invite toutes et tous à visionner deux videos sur l’adresse que je vous laisse ci-dessous dont l’une s’intitule : L’ARGENT DETTE de PAUL GRIGNON
    Elle vous détaille l’escroquerie dont nous sommes tous victimes !!!
    Je vous invite également, à signer et envoyer la pétition sur ce même site et à inonder les boites aux lettres, des sénateurs et députés de votre région, afin de leur montrer que maintenant nous savons POURQUOI NOUS SOMMES DANS LA MERDE !!!

    Vous avez le bonjour du Pays Basque !!!

    Voir en ligne : LA CREATION MONETAIRE NOUS APPARTIENT.

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